lundi 3 mars 2014

Stage "Management des Hommes"

Si vos objectifs, en tant que manager, sont
  • S’affirmer dans son rôle de leader
  • Savoir coacher son équipe
  • Améliorer l’efficacité d’un groupe au travail
  • Anticiper et réguler les tensions
  • Entretenir la motivation de ses collaborateurs
  • Assurer une bonne circulation de l'information
  • Communiquer efficacement

alors inscrivez-vous au stage "Management des Hommes" que j'organise à Montpellier les 17 et 18 avril, par mail à conseil@sirieix.fr ou par téléphone au 04.67.50.67.78.

mercredi 12 février 2014

Stage "Conduite de projet" à Montpellier

J'organise un stage de formation interentreprises sur le thème "Conduite de projet". Ce stage dure 3 jours, les 31 mars, 7, et 14 avril prochains, et se passe à Montpellier.
Cette formation vise à donner aux participants les outils et méthodes nécessaires pour mener à bien un projet, depuis l'analyse préalable et l'étude d'opportunité jusqu'au management de l'équipe projet et à la communication autour du projet, en passant, bien entendu, par le pilotgae au jour le jour des tâches, ressources et délais.
Les participants sont invités à apporter leur propre projet afin de mettre directement en application, pendant le stage, les techniques proposées et bénéficier d'un débriefing.
 Les objectifs sont :
Apprendre la méthodologie de conduite de projet Construire son propre projet Savoir faire l'étude préalable et le diagnostic d'une situation pour déterminer la pertinence du projet Recourir aux outils de planification et de contrôle pour piloter le projet Organiser la communication autour du projet
Pour vous inscrire ou vous renseigner, contactez-moi au 04.67.50.67.78 ou conseil@sirieix.fr

vendredi 10 janvier 2014

La conquête de l'espace

Halte aux open spaces et aux bureaux non attribués !
Plusieurs recherches en psychologie sociale ont montré ces dernières années l'impact de l'espace de travail sur la productivité, la motivation, le bien-être et tout simplement le comportement des salariés (voir aussi l'article "Influence de la place des interlocuteurs sur la communication",24 Juin 2013 sur
http://sirieix.over-blog.com).
Elton Mayo avait déjà apporté la preuve, lors de la fameuse expérience d'Hawthorne (1927 - 1932), que l'amélioration des conditions de travail était corrélée positivement à l'augmentation de la productivité.
Les récentes études dans ce domaine expliquent (on s'en doutait...) que la lumière naturelle favorise mieux la productivité que la lumière artificielle, que les meilleures performances sont associées à la proximité et à la taille des fenêtres, que la présence de plantes ou la vue sur des espaces verts ont des effets bénéfiques sur le stress.
Plus surprenant est l'effet positif associé au bruit : il semblerait qu'un certain niveau de bruit de fond donne aux travailleurs "la sensation du lieu", l'impression d'un espace vivant, et qu'il ne faut donc pas rechercher à l'éliminer.
Knight et Haslam (2010), de l'université d'Exeter, affirment que plus les employés ont la possibilité de contrôler leur environnement, de personnaliser leur espace de travail, plus ils sont satisfaits, motivés et productifs. Cela va jusqu'à la possibilité de régler l'éclairage ou le chauffage, d'ouvrir la fenêtre, de laisser une porte ouverte ou fermée, de déplacer des meubles...
A l'inverse, Pol, Net et Ferrer (2013) de l'université de Barcelone, prétendent que les espaces de travail non personnalisés, comme les bureaux non attribués, empêchent le salarié de s'affirmer. Il ne peut pas prendre appui sur son poste de travail pour afficher ses caractéristiques distinctives et son identité au travail.
Quant aux open spaces, en vogue dès les années soixante, ils avaient été créés à l'origine pour réduire le coût au m², et justifiés par le fait de faire disparaître les obstacles à la communication en créant un espace fluide et transparent. Or, paradoxalement, c'est plus particulièrement dans ce genre d'espace qu'il faut garder le silence afin de ne pas gêner les autres. Fischer (1989) ajoute que les bureaux paysagers placent les employés dans une exposition permanente des uns aux yeux des autres, empêchent toute forme d'intimité, et incitent, par conséquent, les gens à adopter des comportements de façade et de fuite.
Tout bon manager devrait donc réfléchir sérieusement à l'organisation de l'espace de travail dans son équipe. C'est un préalable indispensable à toute recherche sur des gains de productivité, c'est aussi un excellent moyen de prévenir les conflits et de limiter les risques psychosociaux.

vendredi 20 décembre 2013

Animer une réunion

Je vous invite à participer au stage « Préparation et animation de réunion » que j’organise à Montpellier les 27, 28 février et 3 mars 2014.

Communiquez-moi (conseil@sirieix.fr) les noms des personnes intéressées, je vous adresserai, en retour, par courrier, une convention de formation qui vous permettra une prise en charge par votre OPCA.

Ce stage se déroule en 3 jours avec expérimentation de différentes techniques d’animation lors de mises en situation.

Programme :
  • Savoir préparer une réunion sur le plan logistique
  • Construire le scénario d’une réunion
  • Avoir une check-list des éléments à prendre en compte
  • Susciter la participation de tous
  • Connaître différentes techniques d'animation de réunion
  • Maîtriser les fonctions de l'animateur : production, facilitation, régulation
  • Faire face aux comportements difficiles en réunion
  • Assurer le suivi

lundi 24 juin 2013

Influence de la place des interlocuteurs sur la communication

A lire sur http://sirieix.over-blog.com Abonnez-vous à la newsletter !

Au cours de mon expérience professionnelle (en construction depuis 32 ans), j'ai pris conscience de l’influence de la disposition spatiale, de la place de chacun, sur les jeux de communication, par exemple lors des discussions de groupe. Le fait de s’asseoir à une certaine place autour de la table de réunion semble déterminer en partie le style des interactions qu’a un individu, compte tenu de son statut social réel ou supposé, avec son voisin de droite, son voisin de gauche, son vis-à-vis ...
La disposition spatiale des participants à une réunion a-t-elle une influence sur la façon de communiquer ?
Partant du point de vue de la pragmatique inférentielle, qui suppose à toute communication un enjeu, les rôles que les interlocuteurs peuvent être amenés à jouer pour gagner cet enjeu peuvent-ils être influencés par leur place ?
L’importance de l’espace sur les communications interpersonnelles lors d’une réunion peut être analysée sous deux angles, selon que l’on considère l’espace en tant que territoire personnel – on rejoint alors l’idée de volume abordée précédemment –, ou l’espace en tant que référent égocentrique – alors l’idée de lieu est prééminente.
La place qu’occupe une personne peut être vue comme un aspect du métalangage par lequel la personne donne à entendre son intention communicative. Elle peut aussi déterminer un certain style de communication, en rapport avec l’espace alloué à la personne, avec son voisinage, avec sa distance par rapport au pouvoir.

L’espace comme territoire personnel

L’espace vu comme une extension du territoire personnel apparaît comme fortement associé au pouvoir ou à l’allégeance au pouvoir, aux stratégies de domination ou de soumission. On peut prédire que l’individu qui s’approprie l’espace de manière expansive, c'est-à-dire qui cherche à étendre sa sphère personnelle au détriment de celle des autres, aura comme enjeu d’imposer sa vision du monde. Il y aura une probabilité non négligeable qu’il cherche à imposer son point de vue, qu’il fasse usage de la figuration comme moyen d’agression afin d’assurer sa domination, qu’il montre par divers aspects un comportement directif.
Dans le même ordre d’idées, un comportement de soumission ou d’allégeance, de recherche de protection, sera prédictible, tous facteurs considérés, pour les sujets qui occuperont les places proches du pouvoir. Ils acceptent volontairement de “faire don” de leur volume d’espace, et attendent en échange que le pouvoir leur permette de “sauver la face”, de faire “bonne figure”, selon les termes de Goffman ("Les rites d'interaction", 1974).
Ainsi, l’utilisation qu’un individu fait de l’espace, pris comme volume ou quantité, entre dans une stratégie plus globale de communication de cet individu, par rapport à son enjeu.

L’espace comme référent égocentrique

Moles et Rohmer ("Labyrinthes du vécu", 1982) expliquent que la notion d’espace évoque aussi l’idée de lieu. Ainsi, chaque acteur a son propre référent égocentrique : “la place d’où je parle”, ce qui peut se comprendre comme « si j’étais à une autre place, je m’exprimerais différemment ». A partir de la notion de centralité de Fischer ("La psychologie de l'espace", 1981), on peut dire que chacun est le centre de son espace comportemental, et cette perception organise une topologie personnelle où les autres sont ressentis comme allié (allant dans le même sens) ou comme obstacle (s’opposant). En réunion, la sphère individuelle est un espace qui s’étend plus vers l’avant que sur les côtés. Ceci explique que la sphère de celui qui est en face soit perçue comme dangereuse, la probabilité d’un conflit étant alors plus forte, alors que celle de son proche voisin est ressentie comme parallèle, donc moins dangereuse.
C'est pourquoi on aura intérêt, lors des réunions, à limiter les risques de conflit entre les personnes d’avis contraires, en les invitant à s’asseoir côte à côte plutôt que face à face.

La place comme information communicative d’une intention

On peut aussi considérer la place comme un facteur porteur d’une intention communicative.
Par exemple, en se plaçant à la base du U, un directeur laisse aux autres le soin d’inférer son intention de “tenir les rênes” de la discussion. Le taux des échanges orientés vers lui lui apportera la preuve que cette inférence a bien été faite. En occupant la place centrale (centralité qu’il peut accentuer en poussant sa table vers le milieu de l’espace de la réunion), il est de fait amené à parler plus souvent et plus longtemps que les autres, puisqu’il s’est érigé en point de passage obligé des interactions.
En instaurant ostensiblement une distance entre eux et le centre de la réunion, certains participants témoignent également d’une intention communicative. La signification en est différente pour chacun : pour l'un, il s’agit de “prendre de la distance” par rapport à la direction et aux décisions autoritaires du patron; un autre laisse à entendre qu’il veut rester “en dehors” des événements, qu’il n’est pas concerné par la discussion.
Un individu, quand il en a la liberté, choisit sa place en réunion en vue de transmettre une certaine intention communicative.

La place comme déterminant d’un style de communication

L’individu qui participe à une réunion ou à une rencontre ne peut pas toujours choisir sa place. Quelquefois, elle lui est imposée, pour diverses raisons : hiérarchiques, liées à son statut, fonctionnelles, physiques (déficience auditive ou visuelle, par exemple), etc., ou tout simplement parce qu’il ne reste pas d’autres places libres.
Il reste que la participation d'une personne aux jeux de communication est fonction de sa place, tous les autres facteurs étant égaux par ailleurs. Ainsi, en réunion, celui qui veut laisser la parole aux autres, et donner à voir une attitude d’écoute afin de faciliter l’expression de chacun, aura à cœur de s’écarter physiquement du centre de gravité de la rencontre, de libérer l’espace physique pour faire comprendre qu’il libère l’espace de parole.

Limites

Je n’ai pas la prétention de démontrer l’influence primordiale de l’organisation et de la gestion de l’espace sur les communications en réunion. Toutefois, j’espère avoir apporté un éclairage sur ce facteur souvent négligé, et pourtant si facile à exploiter.
Il ne faut cependant pas perdre de vue qu'il y a un très grand nombre de facteurs qui interviennent, et qui, chacun, ont leur poids :
  • les facteurs psychologiques : caractéristiques propres de l’individu, son âge, ses croyances, son sexe, sa disposition d’esprit au moment de la réunion, ses affinités ou aversions envers les autres membres... ;
  • les facteurs sociaux : le statut social de chaque membre, l’histoire du groupe, la culture de l’entreprise... ;
  • les facteurs spatio-temporels : le moment et le lieu de la réunion, sa durée... ;
  • les facteurs conjoncturels : l’objectif de la réunion, la période de l’année, le contexte économique, politique, etc. dans lequel elle s’inscrit...

vendredi 24 mai 2013

La Marseillaise de la Paix

Connaissez-vous le groupe Chanson Plus Bifluorée ? Créé il y a 25 ans à Montpellier, il rassemble trois chanteurs musiciens. Music-hall, parodie, poésie sont leurs terrains de jeux. Ils mettent en musique et en scène des gags musicaux à partir de chansons connues, dépoussièrent de vieilles partitions, et émaillent leur tour de chant de beaux moments de poésie.
Ecoutez cette version de la Marseillaise, datant du XIXème siècle, qu'ils ont dénichée (Adaptation Chanson Plus Bifluorée / C.J. Rouget de Lisle) ... Ils l'ont chantée à la Cigalière de Sérignan (34) mardi 14 mai 2013, et ce fut un grand moment d'émotion.



En voici les paroles. Cette version de la Marseillaise fut d’abord chantée dans l’orphelinat expérimental de Cempuis (Oise) dirigé par le pédagogue libertaire Paul Robin (1837-1912).
Marseillaise de la Paix
De l'universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n'est plus de soldats !
Soyons unis, nous sommes frères.
Refrain :
Plus d' armes, citoyens !
Rompez vos bataillons !
Chantez, chantons,
Et que la paix
Féconde nos sillons !

Quoi ! d'éternelles représailles
Tiendraient en suspens notre sort !
Quoi, toujours d'horribles batailles
Le pillage, le feu, et la mort (bis)
C'est trop de siècles de souffrances
De haine et de sang répandu !
Humains, quand nous l'aurons voulu
Sonnera notre délivrance !
Refrain

Plus de fusils, plus de cartouches,
Engins maudits et destructeurs !
Plus de cris, plus de chants farouches
Outrageants et provocateurs (bis)
Pour les penseurs, quelle victoire !
De montrer à l'humanité,
De la guerre l'atrocité
Sous l'éclat d'une fausse gloire.
Refrain

Debout, pacifiques cohortes !
Hommes des champs et des cités !
Avec transport ouvrez vos portes
Aux trésors, fruits des libertés (bis)
Que le fer déchire la terre
Et pour ce combat tout d'amour,
En nobles outils de labour
Reforgeons les armes de guerre.
Refrain

En traits de feu par vous lancée
Artistes, poètes, savants
répandez partout la pensée,
L'avenir vous voit triomphants (bis)
Allez, brisez le vieux servage,
Inspirez nous l'effort vainqueur
Pour la conquête du bonheur
Ce sont les lauriers de notre âge.

Pour en savoir plus sur Chanson Plus Bifluorée : chansonplus.fr

jeudi 25 avril 2013

Harcèlement moral - comment mettre un cadre au placard

Comment mettre un cadre au placard ? Voyez le film de Jean-Marc Moutout : "De bon matin" (2011).

Lundi matin, Paul Wertret, cinquante ans, se rend à la Banque Internationale de Commerce et de Financement, où il est chargé d'affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures. Il s'introduit dans une salle de réunion, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s'enferme dans son bureau. Dans l'attente des forces de l'ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les événements qui l'on conduit à commettre son acte.

C'est l'histoire d'un manager modèle, rouage efficace d'un système dans lequel il a cru pendant des années. Quand les règles du système changent, il devient inutile. Ses supérieurs le poussent alors vers un placard par des manoeuvres de harcèlement moral.

C'est l'histoire d'un homme qui s'est tant investi dans sa carrière et sa vie professionnelle qu'il a contaminé sa vie privée.Quand il en prend conscience, il se retrouve seul, incapable de communiquer avec ses proches, de renouer avec ses amis.

C'est l'histoire d'une impasse.

Le film déroule en parallèle les manipulations de la hiérarchie pour se débarrasser de ce cadre encombrant qui était presque arrivé au sommet (il aurait dû être le prochain chef d'agence), et l'incapacité d'un homme à rebondir, tant il s'est coupé du tissu relationnel et affectif de sa sphère privée.